[ Album ] Histoire singulière du portrait en pied du gouverneur militaire de Mandchourie – Cycle 2, Cycle 3

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Histoire singulière du portrait en pied du gouverneur militaire de Mandchourie

Auteur : Frédéric Marais & Thierry Dedieu

Genre :

Proposé par : Adam Craponne

Thèmes abordés : , , , , , , borgne, boiteux

Avis : Des anecdotes autour des peintres chinois, il y en a beaucoup dans la culture de l’Empire du milieu. Certaines ont même donné lieu à des expressions, comme « rajouter des pattes à un serpent » qui va signifier « À vouloir trop en faire, on risque de mal faire ». On raconte en effet que dans un concours de peinture, un artiste qui avait réalisé en un rien de temps le modèle imposé un serpent décida de lui rajouter des pattes afin de s’occuper un peu. Alors que son tableau aurait remporté le prix, il fut disqualifié.

Avec « Histoire singulière du portrait en pied du gouverneur militaire de Mandchourie »(paru chez Hongfei) il s’agit, non de peindre un serpent, mais de représenter toujours un être pour lequel on n’éprouve spontanément peu de sympathie.

N’osant jamais apparaître hors de son palais, le gouverneur de la Mandchourie, au lieu d’être populaire pour son économie en frais de déplacements, voit son autorité contestée. Ses conseillers lui recommandent de se faire tailler son portrait et de faire circuler ce dernier dans la province afin de prouver qu’il faut compter sur lui pour faire régner l’ordre dans un espace où :

« Les lois furent de moins en moins respectées. Des hordes de brigands attaquèrent de partout et la terreur s’installa dans toute la Mandchourie »

Convoqués les peintres chinois dressent un portrait plus que flatteur du gouverneur, si bien que celui-ci, ne se reconnaissant pas, se met en colère. On fait venir un artiste occidental qui lui fait dans le strict réalisme : corps en poupée gigogne, bandeau noir à l’œil et jambes de longueur inégale.

Finalement le gouverneur, qui ne travaille pas du pinceau (comme Hitler d’après Georgius), mais qui sait utiliser le pinceau décide de se peindre lui-même. Quel sera le résultat ? Assez génial en fait.

Avec ce récit il y a de quoi parler de l’acceptation de ses différences et de la capacité à utiliser un aspect négatif de soi ou un événement malheureux pour rebondir.

Le graphisme et l’univers géographique n’est pas sans rappeler celui en usage dans la BD « Genz Gys Khan au pays du vent » d’Yann Degruel, on pourra faire un lien entre ces deux titres. On fera toutefois remarquer que si l’époque est clairement définie dans l’ouvrage de Yann Degruel, elle est plus vague chez Dedieu. C’est un personnage, qui ressemble étrangement à la caricature faite par ailleurs de Toulouse-Lautrec dans « Le bordel des muses » de Smudja (un livre absolument pas pour les enfants), qui permet de situer l’action à la fin de l’Empire chinois. (laissez votre avis dans les commentaires)

Résumé : Histoire singulière du portrait en pied du gouverneur militaire de Manchourie. A défaut de convaincre le gouverneur de s’afficher, ses conseillers eurent l’idée de faire peindre son portrait et de le montrer dans le pays pour y ramener la paix. On fit venir le plus grand peintre de Chine, mais son portrait idéalisé rendit furieux le souverain. Alors, on confia la tâche au plus grand peintre du monde, mais son portrait trop réaliste déclencha la colère du gouverneur qui décida finalement de réaliser lui-même un autoportrait. Aussitôt qu’on le montra, la paix revint partout… Par quel prodige ?

Séances / séquences : Chez –

 

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