[ BD ] La Grande Guerre racontée aux enfants – Cycle 3, Collège

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La Grande racontée aux enfants

Auteur : Guy Lehideux & Christian Goux

Genre :

Proposé par : Adam Craponne

Thèmes abordés : , guerre, , , ,Serbie, , Arméniens

Avis : La Grande Guerre est une BD sorti aux éditions du Triomphe, elle comporte 34 pages de vignettes ainsi qu’une page documentaire et trois pages de croquis. Il est à noter que le trait de Christian Goux, qui n’est pas sans faire des clins d’œil à Hergé, parlera à un certain nombre d’enfants puisqu’il dessine depuis 1997 « L’histoire de l’art en bandes dessinées » pour le « Petit Léonard ».

Guy Lehideux a scénarisé nombre de BD historiques et il sait mettre les évènements à la portée des jeunes lecteurs. Toutefois il a des lacunes en géographie, ainsi les habitants de Joncherey (village non cité, mais ils se reconnaîtront) seront surpris de savoir qu’ils sont à 10 km de Mulhouse (page 6) et ceux de Sarrebourg qu’ils sont en Alsace alors que la ville est possession des archevêques de Metz depuis les alentours de l’an 1000 (page 9). Pour le cas de Joncherey, il faut comprendre en territoire français à 10 km de la frontière et l’évènement rapporté est celui de la mort du premier Français la veille de la déclaration de guerre.

On apprécie que soient bien mis en scène par exemple au début du livre, l’enchaînement qui conduit à l’embrasement du continent européen, l’arrivée des Allemands en Belgique, l’entrée dans Mulhouse en août 1914, les colonnes de réfugiés venant des régions françaises occupées.

Il y avait assez d’anecdotes authentiques pour nous épargner la vignette avec les officiers tués en gant blanc. Bien que les explications qui suivent dépassent largement un jeune lectorat, il n’est pas inutile de les donner aux enseignants, parents et futurs auteurs de livres sur la Première Guerre mondiale… Premièrement l’initiative de cette bravade est attribuée par Maurice Barrès à Jean Allard-Méeus, justement membre de l’Action française. Si le lecteur n’est pas au fait des liens qui unissent Maurice Barrès à l’Action française (il en est un des premiers membres, après avoir été député boulangiste) cette précision aurait été très utile pour lui. Secondairement Jean Allard-Méeus, qui compta parmi les morts du premier mois, ne pouvant confirmer ou infirmer la chose (on en conclura que c’est justement pour cela que Barrès l’a choisi), il faudra attendre que le général Humbert, major de la promotion à laquelle appartenait Allard-Méeus, indique :

« Il n’y a pas eu, le 30 juillet 1914, de serment collectif d’aller au combat avec casoar et gants blancs. Il y a eu un cas historique de départ à l’assaut avec casoar et gants blancs. C’est celui d’Alain de Fayolle (1891-1914), de la « Croix du Drapeau ». Je ne connais aucun camarade qui soit parti au combat avec casoar et gants blancs».

La promotion « de la Croix du Drapeau » est la 98e promotion de Saint-Cyr (1913-1914), et l’avant-dernière avant la Grande Guerre ; Allard-Méeus appartenait lui à la promotion de Montmirail.

Sans trop de texte didactique lourd, on apprécie de trouver présentes dans l’image de nombreuses figures militaires ou civiles, françaises ou étrangères. Par exemple dans les premières pages si Joffre est bien présent, il l’est aux côtés de Gallieni, du général anglais French et le comte von Molkte, on se réjouit de voir comme hommes politiques Viviani et Messimy (ministre de la Guerre) et parmi la troupe Péguy.

Autre point positif la mise en scène de scènes de fraternisation de Noël 1914 entre Anglais et Français (page 17). Le front d’Orient n’est pas oublié, même si c’est ponctuellement ainsi pages 18-19 évoque-t-on l’expédition des Dardanelles, la retraite serbe ainsi que la déportation des Arméniens et page 34 l’armistice avec en particulier les Bulgares.

La place faite à l’évolution de la situation politico-militaire en Russie est importante. Par ailleurs les lecteurs belges verront que leur pays est évoqué tant au début, qu’au milieu avec Ypres (même si on aurait préféré voir là des soldats canadiens plutôt que des poilus) qu’à la fin (Guillaume II au quartier général allemand de Spa). Par ailleurs le travail des femmes est bien mis en valeur tant à la campagne qu’à la ville (usine d’armement en particulier) et nombre de vignettes montrent la vie quotidienne dans les tranchées entre deux attaques.

En résumé cet ouvrage offre la possibilité à l’enseignant de travailler un point précis de la Grande Guerre et l’enfant qui lira seul cette BD assez courte approchera bien que plusieurs dimensions sont liées au conflit. (laissez votre avis dans les commentaires)

Résumé :

Séances / séquences : Chez –

 

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