[Atelier d’écriture] La grande fabrique de mots – Cycle 3

Si vous n’avez jamais lu « La grande fabrique de mots » alors vous avez raté un des plus jolis albums que je connaisse. Depuis que je l’ai lu, je rêvais de faire cet atelier d’écriture.

En quelques mots, voici le début de l’histoire : « Il existe un pays où les gens ne parlent presque pas. C’est le pays de la grande fabrique de mots. Dans cet étrange pays, il faut acheter les mots et les avaler pour pouvoir les prononcer », et le récit vient s’appuyer sur cela en suivant l’histoire d’un petit garçon qui ne peut pas s’acheter tous les mots qu’il souhaiterait, alors ceux qu’il a prennent une valeur inestimable.

acheter

 

Mon atelier d’écriture, au contraire, s’arrête sur ce premier constat : si dans ce pays, on achète les mots, mais à quoi ressemblent les magasins ?

Une fois n’est pas coutume, je me suis fendu d’un petit dessin pour illustrer mon magasin de mots. Les élèves sont les marchands, ils doivent proposer des mots à mettre dans chaque boîte à vendre : les mots doux, les mots en solde, les mots précieux, les mots de tous les jours, les mots à murmurer

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20 thoughts on “[Atelier d’écriture] La grande fabrique de mots – Cycle 3

  1. chamboultou says:

    😛 Ton travail tombe à point nommé et tout en relation avec la chanson citée plus haut, que nous travaillons en classe avec mes élèves, Les mots ! Merci !

  2. Très chouette la chanson, elle colle tout à fait, et est très jolie.

    Un petit soucis avec les mots pour les « emmerdeurs », non ?
    Les parents sont très « soucieux » de ce genre de détails par chez moi.

  3. chamboultou says:

    C’est pas faux ; ceci dit avec mes CE2-CM1 on travaille beaucoup langage familier / courant / soutenu et on a abordé (sans entrer trop dans les détails, pour ne pas faire un catalogue de grossièretés) où pouvaient entrer les insultes, les gros mots.
    Du coup il arrive souvent qu’on joue à chercher les registres (je dis « plait-il », hein qu’est-ce qu’elle dit la maitresse ? ah oui, ça veut dire pardon ? quoi ? hein ?)
    Alors pour la chanson on a soulevé ce point-là, en lui cherchant des synonymes (les pénibles, les agaçants, désobligeants, inopportuns, ok j’ai donné un gros coup de pouce), et aucun signe des parents.

  4. Sihtamenamor says:

    Un joli coup de coeur pour ce livre très poétique, qui allie la simplicité et la richesse en exploitation péda. J’ai beaucoup beaucoup aimé.
    J’ai utilisé ta super fiche et d’autres choses trouvées à droite à gauche sur internet et mes élèves ont vraiment accroché.
    J’ai senti beaucoup d’émotion chez eux à la fin de la lecture du livre.
    Nous avons dérivé sur divers débats et on a même parlé de la dédicace de l’auteur avec son message « caché » à ceux à qui elle dédicace son livre.
    Bref J’ai craqué et mes élèves ont adoré.
    Merci pour cette belle découverte. 😛

    http://www.escapages.fr/IMG/pdf/analyse_fabrique_de_mots.pdf

    http://ermeline.be/?p=1874

    http://www.ia49.ac-nantes.fr/…/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichierg...

  5. D’ailleurs, ta présentation me fait penser à « la grammaire est une chanson douce » d’Éric Orsenna. Tu connais sûrement, il y a aussi une des magasins de mots notamment d’adjectifs. Savoureux !

  6. caroube says:

    J’ai trouvé une version lue sur internet que je peux passer sur mon TNI plutot bien faite et j’ai envie de faire une parenthèse sur la liberté d’expression à ce propos aussi …

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